Blog Dans ma boutique

Vous avez dit business plan ?

bureau home office

Pour fêter ma démission, ma soeur m’a offert le livre « créer sa boîte pour les nuls », la bible pour qui veut devenir son propre patron sans savoir par où commencer.

Alors le « jour d’après » j’ai commencé la lecture et j’ai suivi les étapes. Chapitre 1, poser le projet sur un joli document Word : qui je suis, d’où je viens, où je vais, ce qu’on trouvera dans la boutique, comment je compte la développer, quels seront mes atouts face à la concurrence etc. Niveau de difficulté : facile +

Chapitre 2, rédiger une étude de marché. Vous savez ces questionnaires auxquels on nous demande de répondre sur Facebook ou dans la rue pour connaitre nos habitudes de consommation? Le truc chiant quoi. Ben le mien il est et vous seriez bien aimable d’aller voir ce qu’il s’y passe (surtout si vous voulez en savoir plus sur le projet). Niveau de difficulté : facile –

Chapitre 3 : les prévisions financières du business plan… Ces « trois petits points » devraient déjà vous faire comprendre que le level n’est plus le même. J’ai donc suivi des ateliers à la CCI, j’ai beaucoup lu ma bible (et fais des prières au passage, au nom du chiffre d’affaire, de l’amortissement et des impôts) et j’ai appelé mon père aussi (ne t’inquiète pas maman, je t’appellerai pour le choix du papier peint). J’ai fini par assimiler la théorie. De là à passer à la pratique … il n’y avait qu’un pas mais un pas de géant et mes jambes n’étaient pas assez grandes. Niveau de difficulté : difficile +++

J’ai fini par ranger mes incantations et j’ai contacté les écoles de commerce pour avoir un groupe d’étudiants à la rescousse. Après un dossier de candidature et un petit entretien avec le directeur mon projet était retenu et j’allais avoir une équipe pour m’aider à monter le projet. Joie dans mon coeur !

Pour eux c’était leur projet de fin d’année. Naïvement j’avais compris de fin d’étude, alors quand je les ai rencontré j’ai trouvé qu’ils faisaient très jeunes pour des cinquièmes année. Normal, ils étaient en 2ème année, avaient 19 ans et m’appelaient Madame. Là, je me suis remémorée ce que je pensais des gens de 29 ans quand j’en avais 10 de moins et j’ai compris que pour eux, j’étais vieille.

Bref, nous avons travaillé ensemble 5 semaines au terme desquelles tous les principes des écoles de commerces étaient formalisés dans mon business plan : la matrice de swot, le canevas de blablabla etc. Clairement, à mon sens, pour l’ouverture d’une boutique tout ça est un brin pompeux. Je ne mets pas sur le marché un objet qui va révolutionner l’univers. Par contre, après de nombreux brainstorming, des arrachages de cheveux et de sacrés maux de tête, mon chiffre d’affaire prévisionnel était calculé, mon compte de résultat sur 3 ans envisagé et ma trésorerie couchée sur Excel. Tout ce qui intéresse une banque quoi ! Et ça ça sera la prochaine étape …

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply