Blog Dans ma boutique

Démission : le premier jour du reste de ma vie

Ca y est, on y est, Nouvel Arrondissement existe à l’état virtuel ! Ce site c’est son premier acte de naissance avant l’ouverture physique d’une boutique (dont je taie encore le concept, un peu de patience!) Mais concrètement ça se passe comment la création d’un projet ? Ici, l’onglet « dans ma boutique » sera un peu mon journal de bord d’entrepreneuse : depuis ma démission jusqu’à l’ouverture ! J’espère que vous me suivrez tel le petit poucet (par contre, je préfère les bonbons plutôt que les cailloux, merci).

Si vous avez lu ma petite présentation ici, vous savez que je suis une ancienne juriste, enfin une juriste en reconversion, j’ai presque trente ans mais « ancienne » je ne peux pas me qualifier ainsi ! En effet, j’ai travaillé près de cinq ans dans une société de conseil. J’y ai rencontré des gens formidables, j’ai appris à me débrouiller toute seule lorsqu’il fallait partir au fin fond de la Meuse visiter une usine d’incinération de déchets (d’ailleurs, j’ai aussi développé une faculté intéressante pour parler et respirer le nez bouché), j’ai appris la relation client etc.

Puis un jour, j’ai voulu voir ce qu’il se passait ailleurs.

Alors, comme tout jeune cadre, je suis allée sur l’Apec à la recherche du poste de rêve : bien payé, pas de déplacement, un bureau fermé, des missions intéressantes, des cours d’aqua-poneys, des vacances payées par le patron, un stagiaire qui me prépare mon thé tous les matins, le tout dans Paris intramuros à quinze minutes max de chez moi. Et là, y’a eu un bug technique. Contre tout attente, c’est le critère « missions intéressantes » qui ne donnait aucun résultat ! C’est là que j’ai compris : je ne voulais pas changer d’entreprise, je voulais changer de métier.

A partir de là, on a fait pas mal de brainstorming dans ma tête avant de réaliser que je voulais travailler pour moi et que la vie d’entreprise, les réunions et débats interminables, la hiérarchie, le choix du menu à la cantine, l’heure de la pause café, le friday wear et les élections syndicales, ce n’était pas fait pour moi.

Alors quitte à créer quelque chose, autant créer quelque chose qu’on aime, non? Voilà comment l’envie d’ouvrir une boutique est née.

Et un beau jour, à la suite d’une réunion désastreuse qui a servi de dernier déclic, je parlais de ma démission à ma +1, puis à mon +2, et trois mois plus tard, je vidais mon bureau, léguais mes affaires précieuses telles que mon agrafeuse et mon stylo fétiche et je rendais les clefs de mon caisson trois tiroirs.

Voilà, je n’étais plus salariée, je n’étais plus juriste, j’étais livrée à moi même !

La suite au prochain épisode !

 

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