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Carnet de voyage #1 : Budapest en 2 jours

Pour mes 25 ans, ma soeur m’a dit « il te reste maintenant cinq ans pour créer ta vie » – à savoir trouver un vrai appart’, un vrai taf’ et un vrai mec. Merci bien. A quelques mois de l’échéance, le bilan ne s’annonce pas si catastrophique : l’oreiller passager de mon lit est occupé, je suis en train de créer de toute pièce mon futur travail depuis mon chez nous dans lequel je me sens bien.

Pourtant, 30 ans reste un anniversaire particulier.

Par chance, mon binôme y est passé avant moi. C’est une sorte de sas de préparation. Et comme lui non plus n’attendait pas de souffler ses 30 bougies avec hâte, j’ai essayé de rendre la chose plus douce en nous envolant à quelques 1500 kilomètres de Paris.

Si Google ne m’obligeait pas à écrire le mot clef de l’article dans le titre, j’aurais pu, à vous aussi, vous faire deviner notre destination grâce aux 5 énigmes que Monsieur a du résoudre pour connaitre le programme du week-end. Du coup pour vous pas de surprise (c’est pas votre anniversaire après tout) : voici mon premier carnet de voyage et ca se passe à Budapest.

Vendredi 21 Octobre

Tout d’abord, minute logistique, nous sommes partis avec Transavia et les horaires de leurs navettes sont idéales pour un week-end : départ le vendredi à 16h30 (arrivée au centre de Budapest pour 20h) et retour le dimanche à 20h25 pour profiter de la journée complète.

Nous logions au centre de Budapest (adresse en fin d’article). Là encore, je prends deux minutes lignes pour une petite explication géographique de la ville. Budapest est traversée par le Danube qui sépare Buda de Pest. Le centre historique de la ville se trouve à Pest et le quartier de Belvaros où nous nous situions est idéal pour visiter la ville à pied (comptez en moyenne 25 000 pas par jour quand même – donc prendre des chaussures adéquates 〈note à moi même#1〉).

21h, nous voici donc débarrassés de nos valises avec une envie irrésistible de souffler quelques bougies. Pour l’occasion j’avais réservé une table dans un restaurant servant des spécialités hongroises (réservation indispensable dans tous les restaurants de la ville). Première régalade du week-end! Ces derniers jours, j’avais envie de plats en sauce bien chauds et bien rassasiants, je n’ai pas été déçue! Il faut absolument gouter le Goulasch (ragout à base de viande et de légumes, le tout dans un bouillon assez épicé) et celui du Ruben vaut sacrément le détour.

〈note à moi même#2〉: ne pas oublier le citrate de bétaine … ou aller boire ensuite un Jaegarmeister pour 1,5 euros!

Samedi 22 Octobre

Le digestif de la veille ayant fait son oeuvre, nous commençons la journée par le Nagycsarnok (le Grand Marché de Budapest) pour y petit déjeuner.

C’est incroyable ce que les hongrois (et mon trentenaire) sont capables de manger à 10h du matin! Ici tout n’est que saucisses, choux et pommes de terre ; et moi j’ai du mal à trouver un strudel pour combler le petit trou que toutes ces odeurs creusent doucement. Mais même sans le trou dans le ventre, ce marché mérite la visite pour le lieu et les habits folkloriques, les poupées, les nappes brodées et autres souvenirs.

 

Nous attaquons ensuite nos 20000 pas restants au compteur pour découvrir Buda. Comme tous les guides touristiques le conseillent – et je ne ferais pas mieux – il faut aller sur la colline du château pour 1/ la vue 2/ le Palais royal 3/ le Bastion des pécheurs. Après avoir joué les touristes en selfisant devant le paysage, nous allons nous détendre aux bains, oui Madame.

Aller à Budapest sans passer par les bains, c’est comme ne pas aller à Budapest. Nous avons choisi les Bains Rudas, plus antiques et moins fréquentés que les célèbres bains Gellert ou Bois-de-ville. On y croise des Budapestois en pleine discussion au milieu du grand bain à 35 degrés, des groupes d’EVJF/G en train de transpirer de la vodka pour purifier leur corps avant la prochaine soirée et des touristes, comme nous, passant de la couleur rouge écarlate (bain à 42 degrés) à bleue (bain à 16 degrés) pour « refaire circuler notre sang ». Ca fonctionne, on sort de là en marchant sur un nuage.

 

18h, le petit déjeuner est loin, c’est l’heure de la pause gouter dans la célèbre pâtisserie Gerbeaud, la plus chic et la plus réputée de Budapest. Le lieu est merveilleux et leur strudel à tomber. Le tout avec un irish coffee pour se réchauffer et nous sommes prêts pour la soirée.

 

En parlant de soirée, j’utiliserai simplement cet adage « ce qu’il se passe à Budapest, reste à Budapest »… surtout quand on réserve un spectacle de danse qui s’avère en réalité être un cours de danse traditionnelle. En hongrois …

Dimanche 23 Octobre

〈note à moi même#3〉 : le 23 octobre est un jour férié en Hongrie. Je ne vous parlerai donc pas du Parlement ni de la Grande Synagogue. Voilà, ça c’est dit.

Par contre, je vous conseille très fortement de rentrer dans la Basilique Saint Etienne et surtout de gravir les quelques 302 marches pour atteindre le sommet du Dôme et profiter d’une vue à 360 degrés sur Budapest. Soyez courageux, ne prenez pas l’ascenseur, vous passeriez à côté des coulisses de l’intérieur du Dôme et c’est à ne pas manquer. D’autant qu’il vous restera certainement quelques calories du petit dèj’ à bruler.

 

Ensuite, il faut absolument aller au Szimpla Kert dans le quartier juif. Le szimpla Kert est un des nombreux « Ruin bar » de la ville, littéralement « bar en ruine », c’est-à-dire un bar dans un lieu désaffecté. Et il suffit de franchir le seuil pour immédiatement se rendre compte qu’ils portent bien leur nom.

Traditionnellement, ces lieux sont fréquentés le soir par une clientèle cherchant à se réchauffer par la boisson. Bon, quand on est en couple, on se réchauffe autrement. Du coup, en bon bobo que nous sommes, nous avons préféré découvrir l’endroit de jour, un dimanche matin, heure du marché. Plus cliché tu meurs. Pourtant, c’est une excellente façon de flâner dans ce lieu si particulier et dont aucun bar branché parisien n’arrive à la cheville (surement à cause des normes de sécurité françaises, on ne va donc pas s’en plaindre). L’endroit est immense, effectivement investi d’un marché de produits locaux le dimanche ; on se commande une bière à l’un des comptoir puis on déambule de pièces en pièces levant les yeux partout pour essayer de ne louper aucune chaise ou vélo suspendus au plafond. Bref, l’endroit vaut vraiment le détour.

Et voilà, un dernier goulasch avant de partir, 18h, l’heure de récupérer la valise et de se dire que finalement avoir 30 ans ça à l’air cool.


Bonnes adresses :

  • Hôtel « design apartements 2 » (vaci utca, 42) ;
  • Restaurent « Ruben » (Magyar utca, 12-14) ;
  • Bains Rudas (Dobrentei Ter, 9) ;
  • Maison Gerbeaud (Vorosmarty ter, 7-8) ;
  • Szimpla Kert (Kazincy utca, 14).

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